Si ce jour est le dernierJe t'en pris ne me le dis pas encoreSi cela est la fin pour nousNe le dis pas, pas encore.Der Letzte tag. *-Sag-es-mir Dis-le-moi

Si ce jour est le dernierJe t'en pris ne me le dis pas encoreSi cela est la fin pour nousNe le dis pas, pas encore.Der Letzte tag. *-•Sag-es-mir •Dis-le-moi


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Vous me connaissez peut-être sous le pseudo de :
Fiic-Biillou-Th , Vergesse-Niicht-Miich & encore Je-taime-Moi-nan-plus .
Ce n'est pas une fiction mais des OS , qui seront écris ici .
En esperant que vous prendrez plaisir à lire comme je prends plaisir à les écrire .
Bisous .

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# Posté le lundi 04 février 2008 09:57

Modifié le dimanche 04 mai 2008 11:20

- Un coup du Destin.-

- Un coup du Destin.-
Des cris, des pleures, toujours les mêmes sons qui me reviennent:
" Bill aide-moi! c'est bloqué sort moi de là, m'abandonne pas je t'en supplie!"
Le son de sa voix qui résonne dans ma tête, je me recroqueville sur moi-même, je ne veux plus entendre çà, je ne veux plus entendre cette voix. Je veux oublier, tout oublier: sa voix, son visage, son corps, son odeur, tout! J'en peux plus, je suis à bout de souffle, j'aimerais tellement me réveiller et me dire que je ne la connais pas.
Pourtant...on s'est aimé, mais je l'ai abandonné. Comment ai-je pu faire ça? Abandonner la femme de ma vie, ma moitié, mon âme soeur...je suis odieux!
5 ans que cela dure, 5 ans que j'essaye de me réveiller de ce cauchemar, que j'essaye de l'oublier, de l'effacer de mes pensées...impossible! Est-ce qu'un jour je réussirai à trouver la personne qui m'aidera à l'oublier, à cesser de l'aimer?
Comme toutes les nuits depuis 5 ans, je me lève avec une impression de "déjà vu". Encore une fois j'aurais dormi 6 heures grand maximum, et comme à chaque réveil, je me rends compte que je suis dans la dure réalité des choses, que j'ai bel et bien abandonné Naoli lors de son accident il y a 5 ans. Tout est passé tellement vite, son envie soudaine de quitter ce monde, cette voiture, son appel téléphonique me disant qu'elle m'aime et qu'elle ne m'oubliera jamais. Pourquoi j'ai fais ça? Pourquoi je l'ai laissé avec une simple lettre comme adieu?
Secrètement j'espère des fois, qu'elle se soit réveillée de son coma, qu'elle m'aime et qu'elle pense encore à moi. Mais à quoi bon espérer...



Un petit moment entre amis, ça ne fait de mal à personne je crois. On va aller se faire une sortie mcdO et ciné et l'après-midi sera passé. Naoli, quant à elle, est partie faire les boutiques avec Shenny, cela va lui faire du bien de revoir sa meilleure amie je crois, depuis le temps qu'elle voulait la revoir!

L'après-midi se passe vraiment super bien, on a tous bien rigolé, quelques choses à refaire sincèrement. Mais je dois avouer que cela m'a fait bizarre de ne pas être avec Naoli, moi qui suis habituée à rester avec elle, à ne pas pouvoir me passer d'elle et de sa présence, je vais enfin la retrouver. Tom m'accompagne sur le chemin du retour évidemment, apparemment il n'a rien de prévu pour ce soir, chose qui est rare avec lui je dois dire, mais cela me fait plaisir de savoir que je vais terminer ma journée avec ma petite amie et mon jumeau! Mon portable vibre, "Naoli". Je décroche sans hésiter, le sourire aux lèvres comme à chaque fois que je lui parle au téléphone.

Elle pleure, c'est même plus, elle est complètement effondrée. Qu'est-ce qu'il lui arrive? Elle ne pleure que rarement, je n'aime pas l'entendre, ni la voir dans un état comme celui-ci. J'essaye de savoir ce qu'elle a mais rien. Elle ne me dit rien! Je commence à m'inquiéter, elle prononce des mots, de simples mots. Je ne comprends vraiment pas ce qu'elle essaye de me dire mais cela m'a l'air assez grave. Je lui demande de se calmer, d'essayer d'arrêter de pleurer mais cela ne change rien.

-" Bill j'en peux plus! Je suis désolée, je t'aime tu sais...ce n'est pas de ta faute si je fais ça, je te promet que tu n'y est pour rien, je t'aime plus que tout..."

Je...j'entends le bruits d'une voiture, c'est cela, elle est dans une voiture. Oh non je vous en supplie, tout mais pas cela...pas ma Naoli.

- " Ma puce, qu'est-ce que tu fais? Dis moi où tu es!
- je m'en vais rejoindre le monde parfait Bill...
- Naoli! je t'en supplie...qu'est-ce qu'il t'arrive?
- J'en peux plus! Plus rien ne va comme je veux, plus rien! Je perds toutes les personnes que je porte haut dans mon coeur, dis moi ce qui cloche chez moi Bill, dis moi!
- Non Naoli tu ne perds pas toutes ces personnes, je suis là moi et je resterai là tant que tu voudras de moi, et il n'y à rien qui cloche chez toi, ce sont les autres qui te cherchent de moindres détails. Je t'aime Naoli, ne fait pas de bêtise, s'il te plait. Rappel-toi ces moments que nous avons passés ensemble...rappel-toi Naoli.
- Arrêtes Bill, arrêtes s'il te plaît!"

J'entends le bruit sourd du moteur de plus en plus fort, elle...accélère? Non...elle ne va pas me faire cela tout de même? J'ai le coeur qui tambourine dans ma poitrine, j'ai peur, où peut-elle être? Elle ne parle plus au téléphone, cela m'effraies.

-"Naoli! Naoli qu'est-ce que tu fais?
- ...
- Naoli réponds moi bordel!
- Je...
- Naoli, je t'aime! Tu le comprends ça? Je serai capable du pire pour toi! Pourquoi tu veux me quitter? Tu veux que je parte moi aussi, en laissant Tom parce que tu es partie?
- Non je ne veux pas...mais
- Mais quoi Naoli? Dis moi ce que tu veux que je fasse pour que tu ralentisses et que tu descendes de cette putin de voiture!
- ...D'accord."

Alors elle va ralentir jusqu'à stopper complètement cette satanée voiture? Je l'espère...la perdre serait pour moi la pire chose au monde je pense.

-" Bill.

Elle a une voix apeurée, et je continue toujours d'entendre ce moteur!

- Bill je peux pas ralentir c'est coincé! Bill j'ai peur!
- Ma puce calmes-toi, enlèves doucement ton pied de la pédale.
- Mais c'est déjà fait Bill, la voiture ne veut pas s'arrêter! Bill aide-moi! C'est bloqué sort moi de là, m'abandonne pas je t'en supplie!
- Je ne t'abandonne pas ma puce, je ne t'abandonne pas! Dis moi où tu es.
- Je suis vers Leipzig.
- J'appel les secours, je te rappel de suite.
- Nan me laisse pas Bill je t'en supplie! J'ai peur Bill, je t'aime, je t'aime, je "

Un bruit immense, non ce n'est pas possible, tout mais pas ça! Tom me regarde bizarrement, je...non c'est impossible! Je compose son numéro, c'est la messagerie directement. Des larmes qui coulent à ne plus en compter. Ma respiration qui s'accélère, des larmes qui coulent, Tom me secoue en me demandant ce qu'il se passe mais je ne peux pas...je ne peux pas lui dire que Naoli...non c'est impossible! Pourtant...

- "Tom...Naoli.
- Quoi? De quoi Naoli? Qu'est-ce qu'elle a Naoli, pourquoi tu pleures Bill? Réponds moi bordel!
- La voiture...Leipzig, appelle les secours Tom!
- Mais
- Appelle les secours et on va voir maman pour qu'elle nous amène à Leipzig! Naoli a eu un "accident" de voiture."

C'était sortit comme cela, Tom est surpris et inquiet à la fois. Il ne dit rien et appelle les secours, on court chez maman le plus vite possible. On monte dans la voiture et on accélère jusqu'à Leipzig.
On ne peut pas aller plus loin dans Leipzig, les pompiers sont là, ainsi que la police et tout le reste. Alors...c'est ici? Une peur m'envahit, je fixe le corps inerte posé sur un brancard, c'est elle? Je ne veux même pas me l'imaginer!

Je sors de la voiture et cours jusque l'épave de la voiture, j'aperçois son doux visage, les yeux clos sur ce brancard. Alors...notre histoire s'achève ici et dans ces conditions? Je ne sais plus quoi faire à part pleurer, est-ce qu'elle est...partit rejoindre ce monde parfait? Non c'est impossible, pas sans moi!

Je m'agenouille à ses côtés, je lui prends la main hésitant tout de même. Elle ne réagis pas, je ne veux pas qu'elle parte maintenant, je ne veux pas! Pourquoi on a décidé de faire cette journée entre amis? Pourquoi elle a pris cette voiture? Pourquoi... Je laisse mes lèvres frôler son front, je lui murmure un "je t'aime" mais...est-ce qu'elle l'entend?

Les pompiers soulève le brancard et le transporte jusqu'au premier camion de pompier, je les suis. Le pompier accepte que je monte avec eux, je monte dans le camion après avoir lancé un dernier regard à Tom et à Maman. Elle a le visage en sang, j'ai peur, peur de la perdre et de ne plus jamais la revoir, qu'est-ce que je ferai sans elle moi?

Le verdict tombe: elle est dans le coma. Je ne sais pas si je me rends vraiment compte... Va-t-elle se réveiller rapidement? Je l'espère. Je me sens tellement coupable, coupable de ne pas avoir vu qu'elle n'allait pas bien, coupable de ne pas avoir été là au moment où elle a voulu...partir. Tom et maman ne font que me dire de ne pas m'inquiéter, mais comment ils veulent que je ne m'inquiète pas alors que la fille que j'aime est plongée dans le coma? Je ne comprends toujours pas pourquoi elle a voulu...me quitter comme cela. Vouloir mettre fin à ses jours, sans qu'elle ne puisse penser une seule seconde que je l'aurais certainement suivi, comme quoi l'amour peut nous pousser à faire des choses...

[ ... ]


Trois semaines qu'elle est dans le coma, trois semaines! Qu'est-ce que je suis censé faire moi maintenant?
Naoli réveille-toi, réveille-toi je t'en supplie... J'ai beau rester avec elle tout les jours, lui parler, lui dire ce que je ressent: rien. Il ne se passe strictement rien, elle reste toujours les yeux clos, entre la vie et la mort.
Parfois j'ai l'impression qu'elle m'entend mais ce n'est qu'une illusion à laquelle je m'accroche. Je me sens pathétique à rester là prés d'elle alors qu'elle ne sait probablement pas que je suis là!

Le pire est que je me retrouve seul à affronter cela, maman est partis rejoindre Gordon pour terminer le déménagement et Tom, lui il a autre chose à faire! Comme tous les jours je m'assois prés d'elle et l'admire sans broncher, je lui parle de temps à autres. Des milliers de questions qui s'entrechoquent, je me rends compte que...depuis qu'elle est avec moi, il ne lui arrive que de mauvaises choses, y suis-je pour quelque chose? Je ne sais pas mais...j'ai la solution pour qu'elle soit de nouveau heureuse comme avant, quand elle ne me conaissait pas. Le mieux c'est que je disparaisse de sa vie, que je m'efface.

J'attrape un stylo, une simple feuille blanche et commence à griffonner quelques mots lisiblement. Si je fais le bon choix? Je ne sais pas, mais je sais que je recherche son bonheur en premier et je ne pense pas qu'elle le trouve avec moi...

" Ma puce,
Tu es là sur ce lit, inconsciente. Chaque jour depuis trois semaines, je suis à tes côtés, je te parle, te rassure, te câline mais rien n'y fait: tu restes toujours dans un autre monde.
Tu ne peux pas savoir à quel point je me sens coupable, coupable de ne pas avoir remarqué ta détresse. C'est le rôle du petit ami de savoir quand son amour souffre pourtant non? Je me sens coupable pour cela et pour beaucoup d'autres choses, coupable de ne pas te rendre heureuse comme tu devrais l'être.
Depuis que tu es avec moi, j'ai l'impression qu'il ne t'arrive que du malheur, le décès de tes parents, de ton oncle et aujourd'hui cela. Tu ne crois pas qu'en un an et demi cela fait beaucoup? Moi je trouve.
Je sais qu'en écrivant ces quelques mots je fais une erreur, une grave erreur même, mais je veux que tu saches que je ne veux que ton bonheur. Ne crois surtout pas que cela est facile pour moi, partir sans te dire au revoir est la chose dont je m'en veux le plus. Je me sens trop coupable de tes malheurs pour continuer ainsi, pourtant seul dieu sais à quel point je t'aime et à quel point je tiens à toi.
Je ne te demanderai qu'une seule et unique chose...
Ne m'oublie pas.

Je t'aime,
Bill Kaulitz."

Des larmes ont continuées de couler, mais je pense que c'est la meilleure chose à faire. Je pose la lettre sur son chevet, je l'embrasse sur le front, lui murmure un "je t'aime" et sort de cette chambre en regardant son doux visage pour la dernière fois.


Comment j'ai fait pour faire une telle chose? Je me le demande moi-même. Cinq ans que je supporte cela, cinq ans que j'essaye de l'oublier mais aussi cinq ans que je n'arrive toujours pas à me faire à son absence. Ridicule non? Je le sais...

Aujourd'hui je suis une star, chanteur du groupe Tokio Hotel, je devrais être le plus heureux normalement, des milliers de filles qui sont à mes pieds, et je vis de ma passion mais je crois que c'est encore pire qu'avant. Oui j'espère qu'elle s'est réveillée, oui j'espère qu'elle m'a pardonné et qu'elle fait tout pour pouvoir me retrouver, mais je suis LE Bill Kaulitz aujourd'hui, alors quelle fille ne rêverait pas de me rencontrer?

C'est pour ces raisons que c'est compliqué de la retrouver, de retrouver ma Naoli que j'ai tant aimé...que j'aime tant. Comme quoi il ne suffit pas d'être riche pour être heureux!
Aujourd'hui, deux filles ont gagnées une rencontre avec nous, par moment j'espère que ce soit elle, Naoli. Je suis vraiment idiot, comme si une fille qui a été abandonnée par son petit ami alors qu'elle était plongée dans un coma voudrait le retrouver...

Comme à chaque fois, quand je vois le visage des deux jeunes filles apparaître dans les loges, c'est le monde entier qui s'écroule autour de moi. Non ce n'est pas Naoli...
Si cela se trouve, elle ne connait même pas Tokio Hotel! Tom vois que je suis de nouveau déçu, il me lance un mince sourire, que j'ai du mal à lui rendre.

Se forcer à sourire et à être heureux, c'est cela le métier. Un autographe, une photo, des réponses aux questions auxquelles j'ai déjà répondu des milliers de fois.
La rencontre avec les fans enfin terminée je me replonge dans l'écriture, cela me permet d'oublier un peu.

Nous voilà dans le bus, de retour pour sillonner les routes d'Europe. Je n'ai pas trop la tête à profiter de ce voyage, demain cela fait pile 5 ans que je l'ai quitté, et c'est ce qui préoccupe mon esprit en ce moment.

Mon portable vibre dans ma poche, je jette un coup d'oeil: un message reçu de "inconnu". Encore une fan qui a réussi à avoir mon numéro par je ne sais quel moyen...

" Une personne que tu aimes plus que tout, cela te rappel quelque chose mon cher Bill Kaulitz? Cela va faire cinq ans demain, cinq ans que tu l'as laissée, que tu l'as oubliée, que tu l'as complètement rayée de ta vie, tu t'en souviens? Comment ne pas se souvenir d'un "abandon" ? Cinq ans, cela se fête! Amicalement, inconnu... "

Je...mon coeur se serre, je regarde autour de moi, cela ne peut pas être les gars, ils savent que j'en souffre, ils ne s'amuseraient pas à m'envoyer des messages du genre. Je me sens perdu, il n'y a que les gars, David et maman qui sont au courant de cette histoire. Comment cet inconnu sait cela? Avec de tels détails...?

- Arrêtez-vous deux minutes s'il vous plait...

Il faut que je sorte, il faut que je respire, j'étouffe. Le chauffeur ne demande pas plus, il s'arrête dès qu'il peut. Je m'empresse de descendre et je m'assois sur le seul coin de verdure, j'amène mes genoux contre ma poitrine, je tremble, déjà que je ne supporte plus de passer ce jour à cause de cette impression de revivre les évènements, il faut que quelqu'un d'autre remue le couteau dans la plaie.

- Hey ça va vieux?
- Laisses-moi deux minutes Tom s'il te plait, je...j'ai besoin de prendre l'air c'est tout.

Il ne pose pas plus de questions. Il fait signe aux autres de me laisser, je me lève et entre dans le bus en remerciant le chauffeur. J'essuie mes quelques larmes d'un revers de manches, et m'allonge sur mon lit, j'ai besoin de dormir. Dormir pour oublier.

[ ... ]

J'ouvre les yeux, le bus est arrêté et il n'y a personne. Je regarde par la fenêtre, on est sur une aire de repos, elle est déserte. Heureusement, je n'aurais pas supporté être envahi de fans aujourd'hui! J'entre dans le bâtiment, j'aperçois Georg à la machine à café, je le rejoins.

- On n'a pas voulu te réveiller, bien dormi?
- Oui merci.

Je me prends un café noir à mon tour et je pars m'asseoir à une table à côté. Tom, Gus et David reviennent avec des pâtisseries et des boissons chaudes. Ils s'assoient autour de la table et David commence à nous détailler l'emploi du temps du jour. Ce soir on donne un concert en France, dans une ville un peu au-dessus de Paris, je n'ai jamais été dans cette ville, cela me fera visiter un peu. Le petit-déjeuner terminé on retourne dans le bus, apparemment on ne serai plus qu'à quelques heures d'Amiens. Comme à chaque fois on arrivera vers 16H30 pour pouvoir répéter et se destresser un peu.

Les gars ne me parlent pas beaucoup, juste le minimum. Ils savent comment je suis le jour de " l'accident ". Dans quelques minutes on entre sur scène, on entends déjà les cris des fans, c'est toujours aussi impressionnant. Sur scène je donne toujours le meilleur de moi-même, mais aujourd'hui le coeur n'y est pas. Le concert terminé, on retourne en loge, les gars vont prendre leur douche, moi j'irai en dernier, et après on reçoit encore quelques fans en backstage.

Pendant que je me coiffe, les gars reste avec les deux ou trois fans qui ont la chance d'être en backstage. J'essaye de me dépêcher le plus possible pour ne pas les faire attendre. Une fois tout à fait prés, je sors et rejoins les autres.

Quand j'ouvre la porte, j'ai...j'ai l'impression que c'est le monde entier qui s'arrête autour de moi. Non c'est impossible... Suis-je en train de rêver? Elle...elle lui ressemble tellement! Je ne sais pas quoi faire, je suis encore une fois perdu, complètement déboussolé, les gars sortent de la pièce, alors...c'est vraiment elle?

- Na...Naoli?

Un regard d'espérance. Je ne sais pas ce que je dois ressentir, de la joie, de la tristesse...de la honte? Elle relève un peu plus la tête vers moi, de façon à ce que son regard se plonge dans le mien. Je me sens mal, la façon dont elle me regarde c'est tous les évènements passés qui me repassent en tête.

- En chair et en os. Un peu plus en chair qu'avant grâce aux médicaments que les médecins m'ont prescris en sortant de l'hôpital, mais c'est bien moi.
- Je...
- Ne dis rien pour l'instant s'il te plait... C'est aussi dur pour moi que pour toi. Quand je me suis réveillée, la première chose que j'ai demandé c'est si tu étais là, tu n'imagines même pas ce que j'ai ressenti quand le docteur m'a dit " Cela fait une semaine que l'on ne l'a pas vu ". Tu es partis une semaine avant que je me réveille, sept simples jours...

Quelques larmes qui coulent sur mes joues. Je me sens coupable, coupable de ne pas avoir attendu un peu plus, coupable de l'avoir laissé, coupable de tout ce qu'il lui est arrivé.

- J'ai parlé un peu avec les gars, avec Tom surtout, je t'en voulais énormément tu sais? D'ailleurs c'est moi qui t'ai envoyé le message. Je me suis sentie abandonnée, complètement délaissée. T'étais la seule et unique personne que je voulais voir à mon réveil mais...tu as écris cette lettre. Tom m'a fait comprendre qu'il ne fallait pas que je t'en veuille autant, que tu étais très mal depuis cet accident, j'ai réussi à accepter le fait que j'étais coupable moi aussi. Tu étais mon petit ami, j'aurais du te parler de ce qu'il n'allait pas, mais au lieu de cela j'ai voulu partir...
- Naoli...pardonnes moi.

Sans même attendre une réponse de sa part, je la serre dans mes bras et fond en larme. Elle m'a tellement manquée, elle, son odeur, son corps, sa manière de me rendre heureux. Je ne cesse de lui répéter qu'elle me pardonne, elle ne me répond pas, elle reste juste dans mes bras en me murmurant:

- Tu te rappels de la lettre que tu m'as écrite?
- ...Oui
- A la fin de celle-ci tu ne m'as demandé qu'une seule et unique faveur : " Ne m'oublies pas...je t'aime, signé Bill Kaulitz."

Elle se dégage légèrement de mes bras, elle me regarde. C'est bien elle...Ma Naoli, celle qui m'a tant manqué, celle que...j'aime tant.
Elle se redresse un peu sur la pointe des pieds, et viens m'offrir un léger baiser du bout des lèvres.

- Je ne t'ai pas oublié...



Das Ende

# Posté le mercredi 13 février 2008 06:03

Modifié le dimanche 17 février 2008 10:36

- L'amour ou la raison ?-

- L'amour ou la raison ?-
Elle hésitait encore et toujours. Avait-elle raison de franchir le pas avec...Lui ? Elle l'aimait...un peu, certes. Elle ne cessait de tourner dans son lit, enfin dans leur lit maintenant. Ne lui avait-on jamais dit de réfléchir à deux fois à la situation avant de s'engager ? Lui voyait bien que quelque chose n'allait pas. Il la prit dans ses bras, avec tendresse, avec amour. Il l'aimait Kenia. Son bonheur c'était elle, la « femme de sa vie » comme il disait. Demain était le grand jour. Un grand jour pour eux, Kenia & Ulrich. Deux longs mois qu'elle avait réfléchi, un simple « oui », ou un simple « non ». Kenia avait accepté. Accepté de devenir Madame Kleinvest. Demain elle dira oui. Le oui qui changera sa vie.

La futur Madame Kleinvest éteignit son réveil. Elle n'avait pas vraiment dormi, la peur au ventre, une boule de stress dans la gorge. Ulrich était déjà levé, sûrement partit profiter de ses dernières heures de liberté avec ses copains. Kenia profiterait de ses sacrées dernières heures, seule. Elle ne voulait voir personne pour l'instant. Encore moins son meilleur ami, celui qui la faisait douter de ses sentiments. Tout du moins pour qui elle voulait être sure qu'elle ne faisait pas une bêtise en épousant Ulrich.

Elle traînait des pieds, elle réfléchissait vraiment de trop. Et Ulrich n'était toujours pas venu la voir, ni prit un minimum de nouvelles. Si il savait ce qu'il se passait dans la tête de Kenia. Des tas de questions auxquelles elles n'arrivaient même pas à répondre. Est-ce que cela était pareil pour toutes les femmes qui allaient se faire passer la bague au doigt ? Elle l'espérait. Et lui, elle aurait tellement aimé qu'il soit présent pour le plus grand jour de sa vie. Il souffrirait trop sûrement.

Elle avait enfin enfilé sa robe de mariée. Rouge et blanc, comme elle avait toujours rêvé. Ses cheveux châtains et bouclés relevés en un magnifique chignon. Un maquillage simple, mettant en valeur ses yeux noirs en amande. Elle était belle, sublime même. Elle restait devant le miroir, dans cette pièce blanche sans aucune gaieté. Seule avec son anxiété. Elle soufflait pour essayer d'évacuer le stress. Rien n'y changeait, elle réfléchissait encore et toujours à ce qui l'attendait après cette cérémonie. Et lui ? Où était-il en ce moment ? Il était sûrement en train de prier le bon Dieu pour qu'elle change d'avis. Il l'aime sa Keni. Sa meilleure amie. On lui avait dit pourtant. Amitié fille / garçon ? Ils y croyaient eux pourtant, mais à vraiment y réfléchir aujourd'hui, elle hésite.

Quelqu'un la coupait en pleine pensée. Elle ouvrit la porte et découvrit Tanissia derrière la porte, sa meilleure amie. Elle n'était pas au courant non plus de ce qu'il se passait dans la tête de Kenia. Pour Tanissia il n'y avait que Ulrich. Ulrich était chic, Ulrich était beau, Ulrich était bien élevé. Qu'elle le prenne donc si il lui plaisait tant à elle. Lui parler de...lui, son meilleure ami ? Oh non Kenia n'y avait même pas songé une seule seconde. Elle savait trop bien ce que Tani pensait de lui. Simple, extravagant, vraiment pas assez chic. A croire que Tanissia ne voyait que l'apparence, le jugement des gens et l'argent. Kenia s'en moquait complètement de tout cela. L'argent ne fait pas le bonheur, il y contribue seulement. Et ça sa meilleure amie ne le voyait pas de cette oeil apparemment.

Tanissia réajustait la robe de la mariée. Elle lui repoudrait le nez, remit en place quelques mèches de cheveux puis s'essuyait un semblant de larme. L'heure de se faire passer la bague au doigt arrivait à grand pas. Et les pensées de Kenia se confondaient de plus en plus. Elle était un peu dans une impasse. Si elle partait il souffrirait. Si elle disait oui, l'autre souffrirait lui aussi. Qu'avait-elle fait au bon Dieu pour mériter cela ? Cette question se posait sans cesse dans sa tête. Et malheureusement pour elle, elle n'avait personne à qui demander conseil. Non, tout le monde ne voyait que le grand Ulrich et ses millions. Pitoyable.
Tanissia s'écartait légèrement de la future Madame Kleinvest, et la regardait de haut en bas. Elle attrapait la main de la mariée et la fit tourner quelques tours sur elle même. Une pointe d'admiration dans les yeux de la meilleure amie. C'était le grand jour.

- Tu es totalement splendide Keni ! S'exclamait Tanissia un sourire fixé sur ses lèvres brillantes de gloss rouge.

La mariée se contentait de sourire. Un sourire crispé. Trois tapotements à la porte se firent entendre. Le moment était arrivé. Kenia soufflait un bon coup. Une grande pression à l'estomac prit place. Elle hésitait de plus en plus. Et elle pensait aussi de plus en plus à lui. Que faisait-il en ce moment ? Elle priait en silence pour que quelque chose retarde le moment fatidique. Mais il était trop tard maintenant. C'était papa qui attendait sa fille derrière la porte. Quand il l'aperçut, une larme s'échappait des yeux ridés du vieil homme. Il aimait sa fille plus que tout, c'était tout ce qui restait à ce pauvre homme. Maman était partie, rejoindre grand-mère là-haut sûrement.

Bras dessus dessous. Elle commençait à paniquer, son père le voyait bien qu'elle était plus que stressée. C'était sûrement le seul qui la comprenait un minimum. Mais la famille passait avant tout. Le vieil homme s'approchait de l'oreille de sa fille et lui murmurait : "Ne t'en fais pas ma Keni, je suis sure qu'il est heureux pour toi". Elle baissait la tête. Elle savait qu'il était heureux de son bonheur. Mais son bonheur à lui comptait aussi.

Le son grave de l'orgue résonnait dans l'église. Tout était en place. Ulrich attendait devant l'autel, l'air assez serein. Il souriait, toujours autant la classe. Elle avait croisé un dixième de seconde son regard. Elle ne pouvait pas plus longtemps. Son coeur se serrait à chaque pas qu'elle faisait. Papa lui déposa un baiser sur sa main, signe de galanterie. Il l'avait laissé là, à côté de son futur mari, et devant ce prêtre. Un prêtre très réputé pour faire les plus beaux mariage avait-il dit.

Beau mariage ou non, le résultat était le même. Ulrich ne cessait de fixer sa chère et tendre. Elle, elle le regardait de temps à autres...quand elle pensait à le faire. Pour l'instant son esprit n'était tourné que vers lui, son meilleur ami. Tanissia lui avait dit : "La raison vaut beaucoup plus que l'amour". Kenia essayait de se le mettre en tête. Elle n'y croyait pas réellement, mais faisait semblant du moins pour ne pas décevoir sa famille. Elle écoutait à moitié les récits du prêtre. Elle n'y prêtait pas vraiment attention. Tout du moins jusqu'à ce qu'elle entende la question fatidique :

- Mademoiselle Chleinse Kenia, Sarah, Sonja. Voulez-vous prendre pour époux Monsieur Kleinvest Ulrich, Andreas, Peter ici présent ?

Son sang ne fit qu'un tour. Elle voulait répondre "oui" pour le bonheur de sa famille. Mais aucun son ne sortait. Un silence plat résonnait dans l'église, un silence angoissant. Ulrich gardait toujours sa sérénité malgré la peur qui le rongeait petit à petit. Le prêtre tenta un semblant de toussotement pour faire réagir la mariée. Elle avait un air ahuri, elle ne cessait de regarder Ulrich et le prêtre chacun leur tour.

- Keni ? S'inquiéta Ulrich auprès de sa future femme.
- Mademoiselle Chleinse Kenia, Sarah, Sonja. Voulez-vous prendre pour époux Monsieur Kleinvest Ulrich, Andreas, Peter ici présent ?

On sentait un air de panique dans la voix du prêtre. Lui qui avait réputation d'être le meilleur prêtre de la région, il ne fallait surtout pas qu'il fasse erreur lors de la cérémonie. La mariée ne répondait toujours pas. Les invités commençaient à s'agiter, leurs messes basses résonnaient. Kenia jetait un regard vers son papa. Le vieil homme avait quelques larmes au bord des yeux. Il avait enfin compris ce qu'il se passait dans la tête et surtout dans le coeur de sa fille. Il hochait légèrement la tête pour lui donner son accord. Ulrich était un homme adorable mais le bonheur de Kenia passait avant tout.

Elle prit les mains de Ulrich entre les siennes. Elle savait qu'il allait souffrir, mais Ulrich est un homme bien, il comprendrait. Elle lui souriait faiblement, les yeux embués de larmes. Les invités regardaient attentivement la scène qui s'offrait à eux. Généralement ils n'avaient vu cela qu'à la télévision. Elle lui caressa légèrement la joue, il gardait sa main posée sur sa joue puis lui embrassa le bout des doigts. Elle s'avança vers lui et lui déposa un tendre baiser sur le coin des lèvres, le dernier.

- Je...je suis désolée Ulrich, j'aurais dû...
- Chut. Ne t'en fais pas, je préfère te savoir heureuse avec lui que malheureuse avec moi.
- Merci. Merci Ulrich. Tu es vraiment un homme formidable, je suis sure que la femme qui entrera dans ta vie sera très heureuse. Et...j'ai passé de magnifiques moments avec toi.

Il souriait. Un sourire triste mais un sourire quand même. Kenia n'attendit pas d'autres réponses. Elle prit sa robe en main, la levait légèrement pour ne pas qu'elle traîne sur le sol puis traversait en courant le couloir centrale de l'église. Le sourire aux lèvres, les larmes de peine se transformant en larmes de joie. Les invités se retournaient tous ahuris vers la mariée en train de courir à grand pas vers la sortie, vers l'amour surtout. Elle courait comme elle pouvait, toutes demoiselles savent combien cela est difficile de courir talons aux pieds. Elle ne voyait plus que lui, celui qu'elle s'était retenue d'aimer. Son amour impossible. Enfin possible à présent. Elle traversait la ville, prit chaque solution possible pour rejoindre son amour le plus vite possible. Métro, bus, elle s'approchait.

Elle voyait la fenêtre de sa chambre. Il n'y était pas pour une fois. Elle déboulait chez lui, sans même prendre le temps de frapper avant d'entrer. Elle parcourait chaque pièce de la maison. Elle avait retiré ses talons et les gardait à la main. Elle se mit à monter les escaliers, lentement. Elle était épuisée par cette course qu'elle venait de parcourir. Aucun bruit ne résonnait dans la maison, était-il partit ? Elle avait tellement peur d'un seul coup. La porte de la chambre du jeune homme était entrouverte.

La demoiselle poussait la porte lentement. Elle grinçait comme à son habitude. Il était là, assis sur son lit encore tout en désordre. La tête entre les mains. Il relevait la tête après avoir entendu le grincement de la porte de chambre. Un air étonné sur son visage, un sourire sur celui de la demoiselle. Il ne se levait même pas, sûrement trop surpris pour y penser.

- Tu...ça y est ? Le mariage est déjà terminé ? Réussit-il à dire malgré la peine qui l'avait envahi en la voyant vêtue de sa magnifique robe de mariée.
- Ecoute ton coeur plutôt que la raison, souriait-elle.
- Comment ça ? Répondit-il les sourcils froncés, les yeux encore brouillés de maquillage laissant apparaître le fait qu'il avait pleuré. Pleuré pour elle.
- Je t'aime Bill.

Il ouvrit ses yeux en grand. L'étonnement, la surprise. L'amour simplement. Il l'aimait sa Kenia. Et il avait tant espéré ce moment qu'il y avait perdu espoir à force. Il ne réussit même pas à se lever. Il était simplement sous le choc, le choc de l'émotion, de la passion. La demoiselle s'approchait à petit pas vers lui puis elle s'accroupissait devant lui. Il n'avait cessé de la regarder, elle était tellement belle. Elle prit les mains du jeune homme, et déposa un tendre baiser sur les lèvres de son amour. Il était encore plus étonné.

- Mais...mais...et Ulrich ?
Elle soupirait de bonheur devant l'incompréhension de son meilleur ami.
- Bill écoute moi. Je n'ai pas pu, c'est toi que j'aime, pas lui.
- Tu m'aimes ?
- Monsieur Kaulitz met du temps à comprendre. Oui je t'aime Bill.

Il n'attendit pas plus longtemps, il l'embrassa. Ils s'aimaient. Ecouter son coeur plutôt que la raison, et il n'avait pas tord...

# Posté le mercredi 12 mars 2008 08:52

Modifié le vendredi 14 mars 2008 11:32